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Pourquoi les troubles addictifs sont souvent masqués par des symptômes psychologiques

Selon Business Insider Africa, une analyse de réponses à une enquête fédérale menée auprès de plus de 92 000 adultes américains montre un décalage net chez les personnes présentant un trouble lié à…

mis à jour 08 septembre 2026

Pourquoi les troubles addictifs sont souvent masqués par des symptômes psychologiques

Selon Business Insider Africa, une analyse de réponses à une enquête fédérale menée auprès de plus de 92 000 adultes américains montre un décalage net chez les personnes présentant un trouble lié à l’usage de substances: environ 14 % ont reçu des soins spécifiques pour cet usage au cours de l’année écoulée, contre 37 % pour un problème de santé mentale. La consultation psychologique constitue donc souvent la première porte d’entrée dans le système de soins. Pour les patients et les professionnels de la télépsychologie, le point critique est le repérage précoce d’une consommation qui reste parfois non déclarée.

Le symptôme présenté n’est pas toujours le problème principal

Le motif initial peut être l’insomnie, l’anxiété, les pensées accélérées ou une humeur dépressive. Selon l’analyse publiée, la consommation d’alcool, de cannabis ou de médicaments n’apparaît pas nécessairement lors du premier entretien. Elle peut rester absente pendant plusieurs séances, voire davantage.

Ce silence n’est pas assimilé à une tromperie par l’article. Il est présenté comme une réponse rationnelle au coût social différent des deux informations. Parler d’anxiété ou de dépression est généralement plus acceptable que reconnaître une consommation jugée excessive. Le patient décrit alors la partie du problème qu’il estime pouvoir exposer sans risquer le jugement, la rupture de la relation thérapeutique ou des conséquences professionnelles et familiales.

Le mécanisme clinique est pourtant important. Une thérapie peut être correctement conduite pour une dépression ou un trouble anxieux, avec une amélioration partielle, puis un plateau. Si une consommation non identifiée perturbe le sommeil ou interfère avec le traitement engagé, le patient peut attribuer l’échec à la psychothérapie ou à sa propre incapacité à progresser. L’arrêt des consultations devient alors une issue possible.

Une asymétrie entre santé mentale et addictions

L’article rapporte également des données fédérales américaines pour 2025: 54,6 millions d’adultes auraient présenté une maladie mentale, et environ la moitié aurait accédé à des soins durant l’année. Parmi les 18,2 millions de personnes concernées par une maladie mentale grave, environ deux tiers auraient reçu un traitement. Du côté des troubles liés à l’usage de substances, quatre personnes sur cinq ayant besoin de soins n’en recevraient aucun.

Ces chiffres ne permettent pas de décrire directement la situation française. Ils documentent cependant un problème de parcours: la personne concernée entre plus facilement dans le dispositif par la santé mentale que par une consultation explicitement consacrée à l’addiction. Le phénomène serait observé dans les consultations ambulatoires, la télésanté et les traitements médicamenteux, selon la source.

Pour une consultation à distance, le risque ne tient donc pas seulement à l’absence de demande explicite. Il concerne aussi la manière dont l’évaluation initiale est organisée. Un questionnaire unique, rempli au début du parcours, peut ne pas suffire si le patient n’est pas encore en mesure de répondre avec précision ou sécurité.

Ce que le patient peut vérifier avant de commencer

Avant de choisir un suivi psychologique en ligne, nous vous recommandons de clarifier quatre points:

1. Le dépistage. Demandez si l’entretien initial aborde systématiquement l’alcool, le cannabis, les médicaments et les autres substances, sans limiter l’évaluation au motif de consultation.

2. Le cadre thérapeutique. Vérifiez comment le praticien distingue une prise en charge psychologique générale d’une situation nécessitant une évaluation spécialisée des conduites addictives.

3. La coordination. Demandez ce qui est prévu si plusieurs difficultés sont présentes simultanément: maintien du suivi, orientation ou échange avec un autre professionnel, avec votre accord.

4. La réévaluation. Un refus initial ou une réponse incomplète ne devrait pas clore le sujet. Vous pouvez demander que la question soit reprise ultérieurement, dans un cadre que vous jugez suffisamment sûr.

La recommandation pratique est simple: ne choisissez pas seulement une plateforme pour sa disponibilité ou son confort d’usage. Vérifiez que son protocole permet d’identifier les consommations associées aux troubles anxieux, dépressifs ou du sommeil, et qu’il prévoit une orientation lorsque le cadre de la téléconsultation ne suffit plus.