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Santé mentale au travail : les recommandations de l'OMS pour un environnement sûr

Selon une note publiée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 60 % de la population mondiale est en activité.

mis à jour 22 septembre 2026

Santé mentale au travail : les recommandations de l'OMS pour un environnement sûr

L'organisation rappelle que tout travailleur dispose d'un droit fondamental à un environnement professionnel sûr et protecteur pour sa santé mentale, et précise que les conditions d'emploi favorables soutiennent la récupération, la confiance et le fonctionnement social des personnes vivant avec un trouble psychique. Cette mise au point intervient alors que plusieurs publications récentes interrogent la fiabilité des dispositifs numériques d'aide psychologique et la signification réelle de la hausse des demandes de soins.

Ce que dit l'OMS sur les risques psychosociaux

Le document de l'OMS identifie plusieurs catégories de risques psychosociaux au travail: contenu de l'emploi, horaires, caractéristiques du lieu de travail et perspectives de développement professionnel. L'organisation note que plus de la moitié de la main-d'œuvre mondiale évolue dans l'économie informelle, sans protection réglementaire, ce qui accroît l'exposition à ces risques. Pour les employeurs, l'OMS recommande des interventions organisationnelles ciblant directement les conditions et l'environnement de travail: aménagements flexibles, cadres de prévention du harcèlement et de la violence, évaluation puis atténuation, modification ou suppression des risques identifiés.

Une hausse des demandes qui n'est pas une flambée des troubles

Une étude épidémiologique norvégienne, rapportée par Pulse Today et portant sur 3,7 millions de personnes, suggère que la hausse des consultations pour détresse psychologique reflète principalement une baisse du seuil d'accès aux soins et une propension accrue à demander de l'aide, plutôt qu'une augmentation des troubles sévères. Ce constat invite à distinguer deux dimensions: la demande exprimée, qui progresse, et la prévalence des pathologies lourdes, qui ne suit pas la même courbe selon les données disponibles. Pour vous, patient ou client d'un cabinet, cela signifie qu'une démarche de soins n'est pas, en soi, un indicateur de gravité accrue.

La lacune des applications d'auto-assistance

Une revue systématique parue dans Frontiers in Digital Health met en évidence d'importantes lacunes dans le suivi et le signalement des effets indésirables au sein des applications d'auto-assistance en santé mentale destinées aux jeunes. Avant d'utiliser un outil numérique en complément ou en alternative à un suivi clinique, nous vous recommandons de vérifier les points suivants:

1. La qualification du professionnel qui conçoit ou supervise l'application: diplôme reconnu, numéro d'enregistrement, adhésion à un ordre ou une association professionnelle.

2. Le cadre thérapeutique revendiqué: approche utilisée, durée prévue, critères d'évaluation mesurée de l'efficacité.

3. Le protocole de signalement des effets indésirables, en particulier pour les jeunes utilisateurs.

4. Les conditions de confidentialité, le stockage des données et la juridiction applicable.

5. L'existence d'une évaluation initiale permettant de poser l'indication et d'écarter, le cas échéant, une indication de soins en présentiel.

Cette procédure en cinq étapes constitue, à ce jour, la base minimale de vérification que nous estimons pertinente avant tout engagement dans un dispositif de télépsychologie.